Protéine : rôles, besoins et aliments riches à connaître
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Complément
La whey est partout dans le vocabulaire des salles de sport. Les autorités sanitaires en parlent aussi, avec des réserves que les rayons ne mentionnent pas.
Rédigée par Aude Rouquette, rédactrice en chef · pièces consultées le

Whey est le mot anglais pour lactosérum : la fraction liquide du lait qui reste après la coagulation de la caséine. Les compléments appelés « whey » sont des poudres de protéines issues de ce lactosérum. L’Anses cite deux protéines consommées par les sportifs, le lactosérum, dit « whey protein », et les caséines, qui forment les deux fractions protéiques principales du lait.
Dans le rapport sur les compléments destinés aux sportifs (Anses, novembre 2016, lu le 06/10/2026), l’Anses décrit deux protéines consommées sous forme de poudre : celles du lactosérum, la « whey protein », et les caséines. Le lactosérum est la partie liquide du lait qui subsiste après la fabrication du fromage. La poudre qui en résulte est un aliment concentré en protéines, vendu comme complément alimentaire.
Parmi les nombreuses substances que consomment les sportifs, l’Anses souligne que seules les protéines et la créatine bénéficient d’allégations autorisées en Europe. Pour les protéines, ce sont deux formules : elles contribuent à augmenter la masse musculaire et à la maintenir. Une allégation autorisée repose sur un lien démontré dans des conditions précises. Elle n’assure ni l’effet pour chacun ni l’absence de risque, ce que l’Anses souligne.
Elle ajoute que les consommateurs prennent parfois des doses supérieures à celles du fabricant ou cumulent plusieurs produits, ce qui augmente le risque d’effets indésirables. La littérature qu’elle analyse relate des cas d’atteinte du foie chez des consommateurs de produits associant du lactosérum à de la créatine ou à d’autres ingrédients : la substance responsable n’a pas pu être identifiée, et rien n’autorise à l’attribuer à la whey seule.
L’Anses rappelle qu’un conseil personnalisé par un professionnel de santé est nécessaire et que la prise doit être signalée au médecin et au pharmacien. De son côté, l’Agence française de lutte contre le dopage (page consultée le 06/10/2026) précise que ces produits ne sont pas des médicaments, peuvent contenir des substances interdites, mentionnées ou non sur l’étiquette, et qu’aucun organisme antidopage ne certifie un complément.
L’Anses a aussi publié le 26/02/2022 une page grand public où elle écrit que toute consommation de complément doit être discutée au préalable avec un professionnel de santé (page lue le 06/10/2026).
Il ne dit ni quelle poudre choisir, ni quelle quantité prendre, ni à quel moment : aucune des sources lues ne le fait pour un lecteur anonyme. Pour savoir si l’alimentation couvre les besoins en protéines, le dossier sur les apports en protéines donne les repères publics, et celui sur les aliments riches en protéines la composition de plats courants.
Non. L’AFLD rappelle que les compléments alimentaires ne sont pas des médicaments et qu’on peut les acheter sans ordonnance. Ils comportent pourtant des risques pour la santé et, pour les sportifs contrôlés, des risques de dopage.
L’Anses mentionne une allégation européenne autorisée sur la masse musculaire pour les protéines en général. Elle rappelle aussi que ces compléments exposent à des risques et qu’un conseil personnalisé s’impose. Le verdict sur l’utilité pour une personne donnée appartient à un professionnel de santé.
L’AFLD répond que personne ne peut garantir l’absence de substance interdite dans un complément, et que le sportif est responsable de ce qu’il consomme. Un sportif contrôlé doit en parler à son médecin avant toute prise.
Niveau 1
Le 15 ou le 112, en précisant les produits pris.
Niveau 2
Le médecin traitant ou le pharmacien, qui peuvent faire une déclaration de nutrivigilance.
Niveau 3
Le médecin traitant, le médecin du sport ou un diététicien.
Le bon interlocuteur Le médecin traitant pour un premier avis, un médecin du sport pour une blessure ou une question de pratique, le 15 ou le 112 en cas d’urgence.
Pièces lues le 6 octobre 2026. Les liens ouvrent le site de l’organisme concerné.
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