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Nutrition

Combien de protéines par jour : les repères publics et leurs limites

Les pages qui répondent à cette question donnent souvent un calcul. Les autorités publient des références de population, datées, avec leurs réserves.

Rédigée par Aude Rouquette, rédactrice en chef · pièces consultées le

Dossier PRO·07
Table en bois avec œufs, lentilles, poisson et fromage blanc, lumière naturelle, sans marque
  • 0,83 g/kg/jRéférence nutritionnelle en protéines de l’adulte en bonne santé (établie en 2007)Anseslu le 06/10/2026
  • 10 à 20 %Part des protéines dans l’apport énergétique total, adulte (précisée en 2016)Anseslu le 06/10/2026
  • 1,2 à 1,4 g/kg/jApports conseillés au sportif d’endurance très entraîné (rapport de 2007)Afssa, devenue Anseslu le 06/10/2026

Ce que c’est

Les protéines sont, avec les glucides et les lipides, l’une des trois grandes familles de macronutriments. Le corps les fabrique à partir de 20 acides aminés ; 9 d’entre eux doivent venir de l’alimentation. La question « combien » demande de distinguer une référence nutritionnelle, valable pour une population, d’un besoin individuel, que seul un professionnel de santé peut apprécier.

Les repères officiels

  • La référence de l’Anses pour l’adulte en bonne santé a été établie en 2007 à 0,83 g par kilo et par jour.
  • En 2016, l’Anses a précisé que la part des protéines dans l’apport énergétique quotidien devait être de 10 à 20 % pour l’adulte.
  • Des intervalles de référence existent aussi pour les enfants, les femmes enceintes ou allaitantes, les personnes âgées et les personnes physiquement très actives.
  • Faute de données suffisantes, aucune limite supérieure de sécurité n’a pu être définie pour l’apport en protéines.
  • L’Anses constate qu’en France, les apports énergétiques et protéiques atteignent les références nutritionnelles.

Les cas particuliers

SituationCe que disent les sources
Sportif d’enduranceLe rapport de l’Afssa de 2007 évalue le besoin du sportif d’endurance entre 1 et 1,1 g par kilo et par jour, et les apports conseillés entre 1,2 et 1,4 g, pour un entraînement d’au moins 1 à 2 heures par jour, 4 à 5 jours par semaine. Ces valeurs datent de 2007 et varient avec le niveau d’entraînement.
Sport de forceLe même rapport avance des apports conseillés plus élevés pour les athlètes confirmés de ces disciplines, mais précise que les données restent très incomplètes. Il rappelle que l’entraînement reste l’élément le plus important pour le développement musculaire.
Alimentation végétarienneEn mars 2025, l’Anses a publié des repères alimentaires pour les populations qui excluent tout ou partie des aliments d’origine animale. Avec ces repères, les adultes végétariens, hors personnes très actives, peuvent couvrir leurs besoins en protéines.
Maladie rénale, âge avancé, grossesse, traitementCes situations modifient les besoins ou les précautions. La question se pose au médecin traitant ou à un diététicien, jamais à une formule trouvée en ligne.

Les idées reçues

Idée reçueCe qu’il en est
Plus on mange de protéines, plus on gagne de muscle.L’Anses n’a pas pu fixer de limite supérieure de sécurité faute de données, ce qui n’est pas un feu vert pour augmenter sans limite. L’Afssa écrit de son côté que le rôle de l’entraînement reste l’élément le plus important pour développer le muscle.
Les protéines végétales ne suffisent pas.Les protéines animales sont généralement plus riches en acides aminés indispensables, mais l’Anses juge les sources suffisamment diversifiées pour qu’il n’y ait pas à recommander de combiner systématiquement céréales et légumineuses.
Il faut une poudre de protéines pour atteindre ses besoins.L’AFLD rappelle qu’une alimentation saine, variée et équilibrée devrait en théorie couvrir les besoins du sportif. Le recours à un complément se discute avec un professionnel de santé.

Une référence de population, pas un besoin personnel

Sur sa page de référence (Anses, mise en ligne le 22/12/2025, lue le 06/10/2026), l’Anses écrit qu’en 2007 elle a établi à 0,83 g/kg/j la référence nutritionnelle en protéines des adultes en bonne santé, et qu’en 2016 elle a précisé la part des protéines dans l’apport énergétique : de 10 à 20 %. Ces repères décrivent ce qui couvre les besoins d’une population adulte en bonne santé. Ils ne tiennent compte ni d’une maladie, ni d’un traitement, ni d’un objectif sportif.

Ce que l’Anses ne dit pas

L’agence indique que, faute de données, aucune limite supérieure de sécurité n’a pu être définie pour les protéines. Elle signale une absence de repère. Elle ne vaut pas autorisation et ne dit pas que forcer l’apport est sans conséquence. La même page rappelle que des intervalles de référence existent pour les enfants, les femmes enceintes ou allaitantes, les personnes âgées et les personnes physiquement très actives, sans les détailler ici.

Le cas du sportif d’endurance

Le rapport de l’Afssa de 2007, mis en ligne sur le site de l’Anses le 13/05/2008 (rapport lu le 06/10/2026), consacre un chapitre aux besoins des sportifs. Pour l’endurance, il évalue le besoin entre 1 et 1,1 g/kg/j et les apports conseillés entre 1,2 et 1,4 g/kg/j, pour des entraînements d’au moins 1 à 2 heures par jour, 4 à 5 jours par semaine. Ce texte date de 2007 ; l’Anses indique depuis qu’il existe des intervalles de référence pour les personnes très actives, sans que la page lue ne donne leurs valeurs. Le chiffre de 2007 reste un repère historique, à manier avec précaution.

Le même rapport signale que les données chez les sportifs de force restent très incomplètes et que l’entraînement est l’élément le plus important pour développer le muscle. Il observe aussi que les femmes ont en général des besoins inférieurs de 15 à 20 % à ceux des hommes.

Pourquoi ce dossier ne fait aucun calcul

Plusieurs sites qui répondent à la question proposent un calculateur : poids, niveau d’activité, objectif. Les sources publiques lues se limitent à des repères de population et renvoient à un professionnel de santé pour l’individu ; l’Anses le dit explicitement pour les compléments. Pour situer les protéines dans l’alimentation courante, le dossier sur les aliments riches en protéines donne la composition d’aliments mesurés, et celui sur la whey rapporte la position des autorités sur les poudres.

Questions du lecteur

Quelle est la référence officielle en protéines pour un adulte ?

L’Anses retient 0,83 g/kg/j pour l’adulte en bonne santé (établie en 2007) et une part de 10 à 20 % de l’apport énergétique (précisée en 2016). C’est une référence de population, sans calcul personnel : un diététicien ou un médecin l’adapte à une situation.

Un sportif a-t-il besoin de plus de protéines ?

Le rapport de l’Afssa de 2007 évalue des besoins plus élevés pour le sportif d’endurance entraîné, avec des réserves sur la qualité des données. L’Anses mentionne aujourd’hui des intervalles pour les personnes très actives. La réponse individuelle revient à un médecin du sport ou à un diététicien.

Peut-on manger trop de protéines ?

L’Anses n’a pas pu fixer de limite supérieure de sécurité faute de données, ce qui ne prouve pas l’innocuité. Les personnes qui ont une maladie rénale ou qui prennent des compléments parlent à leur médecin avant d’augmenter leur apport.

Quand consulter

  • Niveau 1

    Urgence

    • Malaise, vomissements répétés, confusion ou douleur intense après un régime très riche en protéines ou la prise de produits protéinés.
    • Urines très rares ou absentes avec fatigue marquée.

    Le 15 ou le 112.

  • Niveau 2

    Consulter rapidement

    • Fatigue qui s’installe malgré une alimentation que l’on croit suffisante.
    • Perte de poids involontaire.
    • Troubles digestifs persistants après un changement d’alimentation.

    Le médecin traitant.

  • Niveau 3

    En parler à son médecin

    • Maladie rénale, hépatique ou diabète.
    • Grossesse, allaitement, âge avancé, alimentation sans produits animaux.
    • Objectif sportif précis qui demande un avis sur l’alimentation.

    Le médecin traitant, un diététicien ou le médecin du sport.

Le bon interlocuteur Le médecin traitant pour un premier avis, un médecin du sport pour une blessure ou une question de pratique, le 15 ou le 112 en cas d’urgence.

Pièces consultées

Pièces lues le 6 octobre 2026. Les liens ouvrent le site de l’organisme concerné.

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