La bursite de la hanche
Une bursite est l’inflammation d’une bourse séreuse, petite poche remplie de liquide qui facilite le mouvement près d’une articulation. À la hanche, la douleur du côté…
Blessure
Une douleur du bas du dos à droite vient le plus souvent d’un muscle ou d’un ligament, mais certains signes demandent d’appeler le 15. Voici que faire, comment vous orienter et qui consulter.
Rédigé par Quentin Hautefeuille · relu par Aude Rouquette, rédactrice en chef · pièces consultées le

Une douleur bas du dos à droite après un effort, une séance de musculation ou une longue station assise est le plus souvent un lumbago : selon l’Assurance Maladie, la majorité des lumbagos communs résultent d’une lésion des muscles, des ligaments et des tendons. Le côté droit n’a pas de signification particulière, mais certaines douleurs d’un seul côté viennent du rein ou d’un nerf, et demandent d’autres réflexes. Six étapes permettent d’avancer.
Une douleur ressentie dans le dos ne vient pas toujours des vertèbres ou des muscles. La Haute Autorité de santé demande de rechercher des signes d’alerte, les « drapeaux rouges », à l’évaluation d’une douleur lombaire, et de chercher une cause hors de la colonne dans certains cas (arbre décisionnel de mars 2019, lu le 16/10/2026).
Appelez le 15 ou allez aux urgences sans attendre si
Dans la journée, chez votre médecin traitant : une fièvre supérieure à 38,5 °C avec des brûlures en urinant, qui évoque une infection du rein (pyélonéphrite, page du 9 avril 2025) ; une douleur très intense, brutale, d’un seul côté, qui descend vers l’aine ; une douleur qui s’intensifie la nuit ; une faiblesse ou un engourdissement progressif de la jambe ; une perte de poids involontaire ; une douleur après une chute.
Dans les semaines qui viennent : une douleur qui persiste au-delà de 4 à 6 semaines, des poussées qui reviennent, un retentissement sur le sommeil ou le moral.
Répondez aux questions, puis lisez le niveau proposé : surveiller, en parler à son médecin, consulter dans la journée ou appeler les secours. L’outil reprend les signes d’alerte publiés par l’Assurance Maladie et la Haute Autorité de santé. Il ne pose aucun diagnostic.
Cet outil donne une orientation générale, jamais un diagnostic. Rien de ce que vous cochez n’est envoyé ni enregistré : le calcul se fait dans votre navigateur.
On décrit de bien des façons une douleur côté droit du dos : douleur dos droite, douleur cote dos droit, douleur dos coté droit, mal au dos côté droit. Le vocabulaire courant désigne trois zones. La douleur lombaire droite ou la douleur bas du dos côté droit se situe sous les côtes, près du bassin. La douleur milieu du dos côté droit correspond à la région des vertèbres dorsales, et la douleur haut du dos droite ou la douleur en haut du dos à droite remonte vers l’omoplate. Une douleur dorsale droite dans le haut du dos relève des mêmes pistes que celles du douleur omoplate droite.
Certains lecteurs parlent d’un point dans le dos à droite, d’une pointe dans le dos du côté droit ou d’un mal sur le côté droit du dos : il s’agit d’une douleur localisée, souvent vive au mouvement ou à la respiration. Elle peut venir d’un muscle, d’une articulation entre une vertèbre et une côte, ou plus rarement d’un organe. La douleur aux côtes dans le dos se traite de la même façon : situer, écarter les signes d’alerte, consulter si elle dure.

Fig. 1 Charge lourde, geste mal appris, rotation répétée : l’Assurance Maladie range l’effort excessif et le mouvement brutal parmi les causes les plus courantes du mal de dos.
L’Assurance Maladie distingue la lombalgie commune, la plus répandue, et les lombalgies spécifiques liées à une maladie sous-jacente : scoliose, spondylarthrite ankylosante, fracture vertébrale, infection ou tumeur. Dans la forme commune, la douleur a souvent pour origine un effort excessif ou un mouvement brutal ou extrême, et beaucoup de lombalgies ne sont déclenchées par aucun geste précis (page du 29 janvier 2026, lue le 16/10/2026). Le tableau donne des pistes générales, jamais un diagnostic.
| Piste | Ce que l’on observe parfois |
|---|---|
| Muscles, ligaments et tendons du dos (lumbago) | Douleur du bas du dos, parfois avec un sentiment de blocage, après un effort, une charge ou un geste brusque. Un sport de rotation ou de charge peut solliciter un côté plus que l’autre. |
| Disque et nerf (sciatique) | Douleur du bas du dos associée à une douleur qui descend dans la fesse ou la jambe, plus forte assis, à la toux ou à l’éternuement : voir la sciatique gauche ou droite. |
| Rein et voies urinaires | Douleur aiguë d’un seul côté, qui naît dans le dos et descend vers l’abdomen et l’aine, sans position qui soulage (colique néphrétique) ; fièvre supérieure à 38,5 °C avec douleur d’un seul côté et signes urinaires (pyélonéphrite). |
| Vésicule biliaire (haut du dos à droite) | Douleur brutale sous les côtes à droite, qui remonte vers l’épaule et la pointe de l’omoplate, de 30 minutes à quelques heures. |
| Colonne vertébrale | Scoliose, atteinte inflammatoire, fracture vertébrale, plus rarement infection ou tumeur : des causes que le médecin recherche si des signes d’alerte existent. |
La douleur bas du dos droit chez la femme suit la même démarche que chez l’homme : signes d’alerte d’abord, puis avis médical si elle dure. Le médecin élargit parfois la recherche aux causes urinaires et gynécologiques. Pendant une grossesse, une douleur brutale d’un seul côté du dos, avec ou sans signes urinaires, justifie un avis rapide : l’Assurance Maladie classe la grossesse parmi les situations où une colique néphrétique impose d’appeler le 15. Une pratique sportive régulière ne change pas ces règles.
Pour prévenir le mal de dos pendant l’activité, l’Assurance Maladie conseille de s’échauffer, de choisir une activité adaptée à ses capacités, de maîtriser les gestes techniques et d’utiliser un équipement adapté (page du 9 avril 2025). La Haute Autorité de santé recommande d’encourager la poursuite des activités quotidiennes et d’une activité physique adaptée, et d’informer que l’imagerie n’est pas nécessairement requise. Elle prévoit une réévaluation des symptômes à 2-4 semaines.
Pour la reprise, l’Assurance Maladie indique que la marche ou la natation peuvent reprendre avant la disparition complète d’une douleur de type sciatique, sans forcer. En cas de récidive ou de lombalgie de plus de 4 semaines, elle recommande la kinésithérapie active, qui aide à soulager la douleur, à apprendre les gestes à éviter et à entretenir son dos seul (page du 9 avril 2025). Aucun exercice ni programme n’est proposé ici : le médecin du sport et le kinésithérapeute adaptent la reprise à votre sport. Sur la récupération en général, voir le dossier sur l’étirement.

Fig. 2 Le kinésithérapeute intervient sur prescription, surtout quand la douleur dure plus de 4 semaines ou qu’elle revient.
Le médecin traitant examine le dos, cherche les signes d’alerte, décide d’un éventuel examen d’imagerie et prescrit les soins. Le médecin du sport analyse le geste, la charge et le calendrier de reprise. Le kinésithérapeute prend le relais sur prescription. Après un arrêt de travail, le médecin du travail peut faciliter la reprise. En cas de signe d’alerte, le 15 prime.
| Ce que vous constatez | Orientation |
|---|---|
| Douleur d’un seul côté avec fièvre, frissons, vomissements, malaise ou sang dans les urines | Appeler le 15 |
| Jambe qui perd sa force, perte de sensibilité du périnée, fuites d’urine ou de selles | Urgences |
| Douleur extrême que rien ne calme | Urgences ou 15 |
| Fièvre avec brûlures urinaires, douleur brutale vers l’aine, douleur nocturne croissante | Médecin traitant dans la journée |
| Douleur qui dépasse 4 à 6 semaines ou qui revient par poussées | Médecin traitant, puis kinésithérapie active si besoin |
| Douleur après un effort sportif, sans autre signe | Garder le mouvement, consulter si elle persiste |
Le plus souvent à cause des muscles, des ligaments ou des tendons du dos, après un effort ou un mouvement brusque. Une douleur d’un seul côté peut aussi venir d’un nerf (sciatique) ou du rein. Seul un médecin tranche.
Oui. Une douleur aiguë d’un seul côté qui descend vers l’aine évoque une colique néphrétique, et une fièvre avec douleur d’un seul côté et signes urinaires évoque une infection du rein. Avec de la fièvre, des frissons ou un malaise, appelez le 15.
Dans la majorité des cas, non. Elle devient une urgence avec de la fièvre et des frissons, une jambe qui perd sa force, des fuites d’urine ou de selles, ou une douleur extrême.
Selon l’Assurance Maladie, la phase aiguë va jusqu’à 4 à 6 semaines, la phase subaiguë jusqu’à 12 semaines, et la douleur est chronique au-delà. Grâce au maintien en activité, 9 lombalgies aiguës sur 10 guérissent avant 4 ou 6 semaines.
Le repos au lit n’est pas recommandé. L’Assurance Maladie conseille de bouger progressivement et de reprendre rapidement une activité adaptée.
Cela dépend de la cause et du geste. Le médecin du sport indique ce qui est possible. L’Assurance Maladie conseille de s’échauffer, de choisir une activité adaptée, de maîtriser les gestes techniques et d’avoir un équipement adapté.
Pas systématiquement. La Haute Autorité de santé rappelle qu’une imagerie n’est pas nécessairement requise en l’absence de signe d’alerte. Le médecin décide.
La démarche est la même. Le médecin peut chercher des causes urinaires ou gynécologiques, et la grossesse impose un avis rapide devant une douleur brutale d’un seul côté.
C’est une douleur localisée, vive au mouvement ou à la respiration. Elle vient souvent d’un muscle ou d’une articulation. Si elle dure ou s’accompagne de fièvre ou de gêne respiratoire, consultez.
Devant une douleur d’un seul côté avec fièvre et frissons, du sang dans les urines, des vomissements, un malaise, une jambe qui perd sa force, une perte de sensibilité du périnée, des fuites d’urine ou de selles, ou une douleur extrême.
Niveau 1
Le 15 ou le 112.
Niveau 2
Le médecin traitant dans la journée, ou le service de garde.
Niveau 3
Le médecin traitant ou le médecin du sport.
Le bon interlocuteur Le médecin traitant pour un premier avis, un médecin du sport pour une blessure ou une question de pratique, le 15 ou le 112 en cas d’urgence.
Pièces lues le 16 octobre 2026. Les liens ouvrent le site de l’organisme concerné.
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