Fissure ménisque : symptômes, traitement et faut-il opérer ?
Les déchirures au niveau des fibrocartilages du genou résultent d’un traumatisme soudain ou d’une usure liée à l’âge. Elles provoquent douleurs, blocages et gênent les mouvements…
Blessure
Deux coussinets de cartilage dans le genou, un vocabulaire précis pour leurs lésions et une imagerie qui en trouve parfois sans lien avec la douleur. Ce dossier suit le parcours décrit par les autorités.
Rédigé par Quentin Hautefeuille · relu par Aude Rouquette, rédactrice en chef · pièces consultées le

Chaque genou compte deux ménisques, l’un médial (interne), l’autre latéral (externe) : des coussinets de cartilage fibreux en forme de croissant, placés entre le fémur et le tibia. Selon l’Assurance Maladie, ils répartissent les pressions du poids du corps, stabilisent l’articulation, l’amortissent et facilitent le glissement des os. Le ménisque médial, plus facilement comprimé, est plus souvent lésé que le latéral.
L’Assurance Maladie énumère les lésions des ménisques : pincements, fissures, déchirures ou ruptures et désinsertions, quand les points d’accrochage lâchent (page lue le 06/10/2026, mise à jour le 28/08/2026). Une rupture peut former un lambeau qui se détache : le ménisque est alors qualifié d’instable, et son déplacement entraîne accrochages ou blocages.
La rupture en anse de seau sépare le ménisque en deux, d’avant en arrière. C’est la lésion la plus associée au vrai blocage du genou, mais l’Assurance Maladie la décrit comme rare.
Chez le sportif jeune, la lésion est le plus souvent traumatique : un genou qui vrille, un relèvement brutal depuis l’accroupi, une entorse associée à une atteinte des ligaments. Avec l’âge, les ménisques subissent des microtraumatismes répétés, et leur usure porte un nom propre, la méniscose. Les deux situations ne se prennent pas en charge de la même façon.
L’Assurance Maladie rappelle aussi que lorsque d’autres lésions coexistent, entorse ou arthrose, il n’est pas toujours facile de distinguer les symptômes propres à la lésion méniscale. Le dossier sur le syndrome fémoro-patellaire montre le même embarras de vocabulaire pour l’avant du genou.
La fréquence des lésions méniscales à l’IRM augmente avec l’âge, de 25 % entre 50 et 59 ans à 45 % entre 70 et 79 ans, et atteint 75 à 95 % des personnes atteintes d’arthrose (page lue le 06/10/2026). L’Assurance Maladie en tire une conséquence : ces lésions ne sont pas nécessairement en lien avec la douleur, leur présence ne change pas toujours le traitement proposé et elles ne sont qu’exceptionnellement opérées.
La HAS demande de son côté de ne pas répéter l’imagerie en cas de nouvel épisode chez une personne dont la pathologie est connue, et de confronter toujours l’image à l’examen clinique (fiche validée en juin 2022, lue le 06/10/2026). Le médecin rapproche l’image de l’examen avant de poser un diagnostic.
Selon l’Assurance Maladie, la décision d’opérer dépend de la gêne ressentie, de l’étendue et de la localisation de la lésion, de son caractère stable ou instable et d’éventuelles autres atteintes du genou. La chirurgie peut être décidée dans un second temps si les symptômes s’aggravent, en privilégiant la conservation du ménisque (page lue le 06/10/2026). Ce dossier ne compare aucune technique et ne propose aucun exercice : ces choix relèvent du chirurgien et du médecin du sport. Voir aussi le syndrome fémoro-patellaire.
Pas nécessairement. L’Assurance Maladie et la HAS rappellent que les lésions dégénératives sont fréquentes à l’IRM, y compris sans symptôme. C’est le médecin qui confronte l’image à l’examen du genou pour juger de leur lien.
Non. Selon l’Assurance Maladie, la décision d’opérer n’est pas systématique, et la chirurgie d’une lésion non traumatique est rare : elle n’est nécessaire que si le ménisque est jugé instable. Le chirurgien décide avec le patient.
Un ménisque lésé amortit moins bien, et le cartilage peut alors s’user peu à peu : l’Assurance Maladie présente l’arthrose comme la complication redoutée à long terme. À l’inverse, l’atteinte des ménisques est souvent présente chez les personnes qui souffrent d’arthrose.
Niveau 1
Le 15 ou le 112.
Niveau 2
Le médecin traitant sans attendre, ou les urgences si le blocage persiste.
Niveau 3
Le médecin traitant, un médecin du sport ou un rhumatologue.
Le bon interlocuteur Le médecin traitant pour un premier avis, un médecin du sport pour une blessure ou une question de pratique, le 15 ou le 112 en cas d’urgence.
Pièces lues le 6 octobre 2026. Les liens ouvrent le site de l’organisme concerné.
Les déchirures au niveau des fibrocartilages du genou résultent d’un traumatisme soudain ou d’une usure liée à l’âge. Elles provoquent douleurs, blocages et gênent les mouvements…
Le maintien du genou repose sur des bandes fibreuses solides qui stabilisent l’articulation en limitant les mouvements excessifs. Leur intégrité est cruciale pour éviter douleurs et…